Revue de la littérature n°21-Juillet 2020

Bonjour à tous !
Petite sélection d’été 2020 (hors COVID) :

Noninvasive Ventilation Use in Critically Ill Patients with Acute Asthma Exacerbations

Les dernières recommandations SFMU 2018 sur la prise en charge de l’exacerbation sévère d’asthme ne concluaient pas sur l’intérêt de la VNI, les données étant insuffisantes (uniquement des études rétrospectives avec petits effectifs [1] ).
Dans cette étude rétrospective, recueillant les données de plusieurs centaines d’unités de soins continus aux Etats Unis, les auteurs évaluent l’efficacité de la ventilation non invasive sur les exacerbations aigües d’asthme, et en particulier son association avec le taux de recours à la ventilation mécanique et le taux de mortalité intra hospitalière.
Sur les 53000 patients inclus, les résultats suggèrent une réduction du risque d’intubation et de mortalité intra-hospitalière.
Ainsi cette étude – devant être appuyée par des données prospectives, ouvre à nouveau le débat sur l’utilisation de la VNI dans l’exacerbation d’asthme en s’appuyant sur des effectifs plus importants.

Ketamine versus Etomidate and Peri-Intubation Hypotension: A National Emergency Airway Registry Study

Il s’agit d’une étude américaine évaluant l’impact hémodynamique de la kétamine contre étomidate utilisés en agents d’induction pré intubation. Les données analysées sont extraites d’une base de donnée recueillant les cas d’intubations dans plusieurs services d’urgence à l’échelle nationale.
Ces résultats suggèrent que la kétamine serait associée à une plus grande incidence de l’hypotension post induction que l’étomidate avec un plus grand recours aux traitements de l’hypotension. L’étude est néanmoins à relativiser compte tenu des différences entre les deux groupes (notamment plus de traumatismes et de sepsis dans le bras kétamine).

Is conservative management noninferior to interventional treatment for moderate to large primary spontaneous pneumothoraces?

Dans cette étude multicentrique randomisée ouverte de non infériorité néo zélandaise , les auteurs évaluent 2 approches concernant la gestion des pneumothorax spontanés primaires modérés à large chez des patients de 14 à 50 ans faisant leurs premier épisode. Elle possède 2 bras : une approche conservative avec répétition de l’imagerie à H4 de l’imagerie qualifiante et sortie des urgences si pas de supplémentation en O2,  ou interventionnel par drain de petite taille si cliniquement symptomatique.
Le critère de jugement principal était une résolution radiologique complète à 8 semaines.
L’étude retrouvait une non infériorité entre les 2 approches, mais avec tout de même une marge assez large de 9%, et une approche sur critères radiologiques et non cliniques.

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